A travers la fenêtre, j'aperçois les marronniers de la rue déjà émondés de leurs grappes de fleurs, déjà dépouillés de leurs oripaux magnificents, juste recouverts de leur chevelure verte, leur dentelle végétale apprêtée. Leur frondaison frissonne dans...
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Bec rouge, plumes rousses et grises qui s'impriment sur un ciel humide de silence. L'oiseau crie et la lune monte dans le soir qui reçoit la morsure du couchant. Trace ignée, indélébile qui marque au fer rouge la sueur du soir puis celle de la nuit. Trace...
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Le vieux Port de Marseille se teinte de rosée. Dés l'aube, les bateaux, encore pétris par un soleil rose, s'enfoncent dans la mer bleue, miroitent comme le reflet de leur âme voyageuse, dans les remous de la Méditerranée, dans la prunelle de mon regard...
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Je regarde les voiles des bateaux se décomposer sous le ciel gris. Je scrute les silhouettes des arbres noircies à l'encre de Chine. Mon esprit rêve, divague. Je crois marcher au bord de la mer, déambuler sur le sable. Je suis à Paris, pourtant. Mes pieds...
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Cette après-midi, je suis allée au Parc de l'orangerie à Strasbourg. Il était tout recouvert d'une épaisse couche de sucre glace. J'y ai vu des paysages à la Brueghel : magnifiques enneigés. Le lac gelé s'étendait comme une nappe d'eau glacée. S'y reflétaient...
Lire la suiteLa nuit violette nous enveloppe. Son parfum déjà suri embaume l'air, virevolte dans le ciel martelé de silence. Alors que le croissant de lune est déjà monté haut dans le ciel de suie, je crois entendre le cliquetis de la clé qui se tourne dans la serrure,...
Lire la suiteAu parc des Contades, ce dimanche, je scrute les troncs d'érables dénudés qui percent par endroits la voilure verdoyante des conifères, à leurs côtés. Ils semblent frissonner dans le vent, tous ces arbres d'hiver, vibratiles, dépareillés, promis à d'incessants...
Lire la suiteAujourd'hui, je suis sortie toute seule. De temps en temps, j'apprécie cette solitude où je peux rêver à loisir, contempler le soleil et le ciel bleu si intense ce matin. Sur la place Arnod à Strasbourg où m'ont portée mes pas, j'écoute la rumeur du monde...
Lire la suiteCe matin, les arbres noirs s'impriment sur le ciel couleur d'orange. Tels des oiseaux maladroits, ils envahissent le jour rose et son aube nonchalante. Le ciel est une mer d'oiseaux qui frissonnent dans l'air bleu, un froissement d'ailes et de soie sauvage,...
Lire la suiteSur le quai des Bateliers que je longe à la nuit tombée, clignotent les phares des voitures qui se pressent sur l'asphalte, les photophores des péniches amarrées sur l'eau verte. Sur le quai des Bateliers, craquent et crépitent les branches d'arbres nues...
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