• Sur la route de Bouxwiller

    Beauté incarnate du ciel lorsque le soir se teinte de ses oripeaux de soie rouge. L'on entend alors le chant doux de l'engoulevent au-dessus de la cime effarouchée des arbres. Vol d'oiseaux dont le froissement vaporeux résonne encore doucement à mes oreilles, tandis qu'une cigogne, gracile dans le soleil rosé crépusculaire, nous regarde de ses yeux noirs baignés de larmes. Juchée sur ses fragiles échasses, elle scintille alors, danseuse délicate au milieu de meules de blé, comme un roseau frêle sur un lac bleu semé d'ocelles et de silence.

     


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