• Le soleil luit, ruisselle doucement sur le ciel bleu infini. L'azur se raie de rose ou de nacre par endroits, lorsque la trace d'un oiseau y a creusé un sillon de lumière et d'argent.

    J'aime ces matinées de silence où je crois entendre la rumeur du monde . J'aime ces journées de solitude à peine constellées de nuages. Je contemple intensément l'azur et ce carré de mosaïque bleue me repose, m'instille quelques perles de sérénité au fond de moi.


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  • La machine à café ronronne. Il fait jour rose déjà dans la cuisine. Le chat sommeille, lové au creux du canapé : boule de poils bleus lisses comme la mer.

    C'est l'aube et son cortège de rougeoyances dans le ciel. Je verse le café fumant dans ma tasse et "l'apollon noir", comme aurait dit Balzac, s'évapore en volutes de fumée sur le plafond de plâtre ..ou de sable , je ne sais plus.

    L'or noir se dilate dans ma tasse de céramique aussi bleue que la mer elle aussi, aussi bleue que le ciel quand, plus tard ce matin, la fleur du soleil aura achevé d'éclore, qu'elle laissera la toile de l'azur se déployer infiniment. Je porte mon café au bord de mes lèvres comme une mer noire sensuelle et son liseré d'écume. Et je le bois, je le sirote doucement, très doucement, ce puissant élixir de jouvence avant de commencer ma rude journée.


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  • Dehors la toile du ciel est d'un bleu céruléen que quadrille le tamis solaire, encore flamboyant de silence et de sérénité à cette heure du jour.

    L'on entend l'aboiement rauque d'un chien triste qui vient rompre cette quiétude matinale. Cette belle lumière couleur citron m'irradie de l'intérieur. Je songe ainsi aux vacances, aux promenades cuivrées que je ferai peut-être le long de la mer au mois d'août. Cette belle lumière m'étreint, comme m'étreint l'aube et la douceur de son jour nouveau, l'aube et sa rosée qui coule dans le calice des pierres blanches.

    Je scrute le ciel alors et sa rougeoyance qui s'effiloche sur la grève comme un caillot de sang qui s'éclabousse d'escarbilles et de brise; ce ciel qui macule de rouge-vif les coquillages blessés que je viens de ramasser sur mon sentier de sable et de solitude. Et je recueille quelques grains de cet azur pétri d'aube au creux de mes mains bientôt gantées de cette folle lumière du midi.


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  • Je me promène au jardin botanique. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas foulé les allées de soie d'or et d'herbe drue de ce magnifique havre de paix. Actuellement, les lumières cuivrées de l'automne le plongent dans une douceur tamisée, une fine luminosité poudreuse faite de grains d'or et de brise. Quelques chrysanthèmes violets percent la terre, l'humus cendré et le ciel de lait bleu qui nous surplombe. J'en ferais bien un bouquet de violine qui parfumerait et égaierait la maison. Mais il est interdit de cueillir des fleurs dans ce parc qui ressemble à une vitrine végétale.. si belle mais intouchable. A contre- coeur, je dois donc renoncer à cueillir ces trésors, laisser intacts ces trophées d'octobre.

    Dommage! Elles sont si belles ces fleurs, sous la soie de bronze de cette splendide journée! A défaut de pouvoir réellement les emporter avec moi, j'imagine que je les arrache et les conserve dans mon manteau de laine fraîche. En pensée seulement, je les thésaurise pour en faire un herbier d'automne....Rêve ou réalité, je ne sais plus.


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  • Du café de la paix, où je suis installée, je vois le ciel gris au dehors. Un ciel gris et chaud d'été qui caresse nos têtes en même temps que le faîte verdâtre des arbres comme suspendus en l'air : funambules feuillus promis au vent.

    En face de moi, sur la terrasse, une mère allaite son enfant. C'est émouvant. La mère est jeune et belle et l'enfant respire l'aube ou bien l'aurore, le vol d'oiseaux froissés au dessus de la mer qu'il me semble entendre chuchoter à l'oreille. C'est la mer, toujours la mer qui me fait divaguer, même dans ce café éminemment urbain!


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