• Un matin d’hiver, en traversant le parc des Contades, j'ai pu admirer à loisir les festons de lumière qui se déposaient sur la poudre de neige finement ciselée, recouvrant tous les sentiers ainsi que les pelouses découpées à la serpe solaire. Les arbres encore dénudés, candélabres d'ébène, donnaient en pâture au ciel le reflet de leurs oiseaux blessés. Ils chantaient la voix frêle, éraillée sur leurs branches inondées de soleil. Leurs premiers bourgeons s'incrustaient comme des boutons de nacre sur l'azur indéfectible. Et cet azur strié de mille joyaux, réceptacle incessant de corbeaux bleus, esquissait une mosaïque en forme d'étoile ou bien de rose déliquescente.

    Etourdie de lumière, je continuais de suivre en silence les sillons festonnés qui giclaient sur le sol blanc. Et la guirlande que formaient mes empreintes de pas sur la neige fraîchement tissée, traçait, autour de ma silhouette, un collier de dentelle déjà enluminé par le rubis d'un soleil matinal.

     


    votre commentaire
  • Il est 22h 30. La nuit noire couve l'humidité automnale et la voûte ronde du ciel jaunie d'étoiles. Les corbeaux croassent luisants d'obscurité : Photophores volatiles et bleuis dans l'orage violent.


    votre commentaire
  • Il est près de minuit. J'écris, pénétrée par l'ivresse du soir et de l'été. Les fleurs mauves de la nuit bleue se sont déployées dans le ciel de mes yeux, prêts à errer d'étoile en étoile avant de se fermer, perlés de pluie et de parfum nocturne.
     


    votre commentaire
  • Pour la première fois de ma vie mais peut-être pas la dernière, j'écris sur ce blog.

    Aujourd'hui, marché sous les lumières ravissantes de la nuit, comme sous la splendeur d'une ville de lumière. Je ne nommerai pas le lieu de ces pérégrinations nocturnes. Mais chacun peut deviner où ont porté mes pas : aux alentours d'une puissante cathédrale de sable rouge, dans une ville de l'est sur le Rhin, bien loin de la mer et tout près de l'Allemagne, j'ai heurté de mes pas le pavé noir.

     Ce soir, la lune s'est levée et mes yeux se ferment très lentement.

     A demain peut-être....


    votre commentaire