•    Elle rêve en suçant un  bâton de réglisse, adossée au tronc noueux d'un arbre. Elle songe à ses années d'enfance passées ici dans les senteurs poivrées et l'odeur des sciures de bois, le parfum de résineux qui lui colle à la peau et ne s'en détache pas. Elle rêve de fées et de lutins, de Merlin l'enchanteur et de tous les contes de la forêt de Brocéliande.

    Son panier est plein de trésors d'automne : des champignons, des feuilles mortes mordorées : palimpsestes de ses vertes années, grimoires de ses rêves griffonnés à la hâte comme sur des ardoises d'écoliers que la pluie viendrait brusquement effacer. Elle rêve sous un arbre des vestiges de son passé et que la rouille des ans n'a pas encore érodés. Elle rêve...

     

    Rêverie sous un arbre


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  •         Je regarde la mer éblouie par les reflets des voiliers sur la surface de son miroir. Les mâts des bateaux de bois ponctuent de bleu l'écriture curviligne du soleil qui trace à l'encre de seiche des phrases blanches sur l'océan du ciel.   

     

    les îles du Frioul

     


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    Dehors, en ce 14 juillet, une belle luminosité se fait jour et imprégne le ciel d'une couleur rose puis orangée comme une toile sur laquelle s'imprime une bien étrange calligraphie : celle d'oiseaux noirs en suspens traçant des mots, des phrases dans une danse endiablée. C'est une ronde d'étourneaux, sans doute, qui lacèrent l'azur comme une plume d'encre de Chine glisserait sur un ciel de silence et de soie.

     

    Calligraphie


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    Hier soir, nous sommes sortis au parc de la Citadelle. Il n'y avait quasiment personne alentour et c'était bien agréable de pouvoir entendre les oiseaux crier dans le ciel solitaire. Nous écoutions la rumeur du soir se profiler au-dessus de la rivière, les frondaisons rousses des arbres s'y refléter, le ciel devenir orange juste avant le choc du couchant.

     

    Juste avant le couchant


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         A travers la fenêtre, j'aperçois les marronniers de la rue déjà émondés de leurs grappes de fleurs, déjà dépouillés de leurs oripaux magnificents, juste recouverts de leur chevelure verte, leur dentelle végétale apprêtée.

    Leur frondaison frissonne dans le vent et l'air chaud de ce printemps finissant, dans l'atmosphère moite, la sueur du ciel de ce presqu'été. A travers la fenêtre, j'entends la rumeur des moineaux, la clameur du monde qui semble résonner sur chaque branche, chaque feuille de l'arbre luminescent. Arbre de vie dont j'écoute le rythme saccadé, la sève pulsatile comme le bruissement chuchoté de l'infini, comme son chant susurré.

     

     

    A travers la fenêtre


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