• Ebauche d'un printemps

    Dehors, un faible soleil brillait et perçait la nacre nuageuse au dessus des arbres encore nus mais perlés au bout de leurs branches de petits bourgeons à peine visibles. Nous étions à la fin du mois de mars et la physionomie du paysage changeait déjà très presque imperceptiblement, laissant bientôt place aux splendeurs vernales. Bientôt, je l'espérais, nous aurions la chance de voir éclore les roses endimanchées toutes saupoudrées de soleil et d'abeilles butineuses. Bientôt, nous aurions le privilège de sentir sur le grain de notre peau la trace des sillons solaires qui ébaucheraient, sur ce parchemin hâlé, les premières arabesques d'avril comme de petites vaguelettes sur l'océan de lumière. Bientôt, le souvenir de l'hiver et de ses froidures ne seraient plus qu'un mauvais rêve. Du moins, nous l'espérions !

     


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